1984 par George ORWELL

Résumé

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »



Ce roman est passé très régulièrement sur instagram depuis plusieurs mois et suite à un sondage organisé par @simo_essouci, je me suis dit qu’il fallait que je le découvre.

Alors de manière globale, je n’ai pas apprécié ce livre mais pour autant, je pense que c’est effectivement un classique à lire au moins une fois dans sa vie. Il mérite qu’on s’y arrête et qu’on analyse le fond.

Je vais commencer par ce que je n’ai pas aimé. Je précise que j’ai lu ce livre en version audio via Audible. J’émets toujours une réserve envers le sentiment que je ressens après une lecture audio qu’elle soit positive ou négative. L’aurais-je autant aimé ou pas si je l’avais lu ?

Il n’y avait qu’un seul doubleur. Mon appréciation du livre s’est déroulée en 3 étapes.

Le thème du livre est intéressant mais la forme et la manière de raconter l’histoire est lourde et répétitive. Pendant une longue partie, j’avais l’impression de subir un cours de sociologie.

Il m’a fallu un certain temps avant de me sentir vraiment concernée en tant que lectrice par l’histoire.

L’histoire se déroule sous le regard de Winston qui travaille comme fonctionnaire pour l’Océnia et qui réécrit quotidiennement l’histoire officiel de l’état.

Le style ici est lourd, un peu passif. J’ai trouvé les personnages pendant très longtemps sans intérêt, vides et se laissant totalement sous le contrôle du système. Mais c’est peut-être là que tout se joue car en tant que lecteur, on est habitué à suivre une histoire, à avoir de l’action, à vivre des hauts et bas. Ici, il faut attendre longtemps avant qu’il ne se passe une véritable action. Peut-être que le style de l’auteur ici provoque justement un sentiment d’ennui parce que nous ne sommes pas habitués à cette soumission totale et avons encore un libre arbitre. Ici, les personnages subissent et vivent pour Big Brother. Ils sont conditionnés à vivre, respirer, manger, penser comme on leur demande. Sans se poser de questions. Il n’y a pas de place pour la réflexion, pour la spontanéité, pour les vraies relations, pour la joie… Comment dès lors dans un système comme celui, l’histoire pourrait-elle être « vivante » ?

Mon attention a changé à l’arrivée de Julia. Sans doute parce que le personnage principal nouait enfin un lien et des échanges avec une personne.

Ensuite, j’ai été vraiment prise au moment de l’arrestation de Winston et de ses longues semaines de torture. Je ne pense pas qu’en écrivant ceci, je vous spoile. Avec un système comme décrit dans le livre, on devine très vite que toute rébellion est illusoire. Le rapport entre O’Brien et lui étaient très intéressant à écouter. Et ici, toute la lenteur du roman prenait plus de sens. On souffre avec Winston. On subit avec lui son lavage de cerveau et on y croit à la fin.

Bien évidemment à la lecture de ce livre, on s’interroge, ça évoque en nous un sentiment de déjà vu, ça nous provoque, ça nous laisse en pleine réflexion.

Une dystopie qui ne ressemble pas (encore ?) à notre société telle qu’elle mais qui pourtant fonctionne déjà de cette manière selon certains points.

La surveillance de la société. Nous sommes libres. Réellement ? Nous sommes connectés via différents appareils tous les jours. Tous les jours, nous envoyons sans le vouloir des informations qui nous tracent. Vous êtes sur Facebook et on vous propose des publicités ou des posts de sujets dont vous avez parlé il y a quelques heures avec des proches, vous veniez de faire une recherche sur Google. Vous êtes connectés pour tout, les réseaux sociaux, les smartphones, les montres, les GPS, les caméras chez vous. Tout est relié.

Un livre qui laisse donc réfléchir et qui est encore plus perturbant quand on sait que l’histoire date de 1949.

70 après, notre société évolue fortement vers ce type de système.

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