Paroles d’Auteur… Franck J. MATTHEWS

Je remercie Franck d’avoir accepté cette interview et d’inaugurer ainsi la rubrique.

Peux-tu te présenter?

Je m’appelle Franck J. Matthews, j’ai 28 ans et je viens de région parisienne. J’ai fait une thèse de neurosciences avant de devenir manager dans une entreprise basée sur les Champs-Élysées. Fin avril 2020, j’ai refusé de prolonger mon contrat pour me consacrer à 100% à l’écriture. J’ai sorti mon premier roman Le Nouveau Parleur en mars 2020 et mon second roman Les Porteurs de Lames Saintes en septembre 2020.

Avant de commencer avec l’auteur, j’aimerais connaître le lecteur. Peux-tu nous dire quel est ton style de lecture ? As-tu un auteur préféré ? Un roman ?

J’ai appris à lire très jeune et je me suis vite découvert un goût pour la fantasy ! Je lis très ponctuellement de la SF, du feel good ou de la dystopie, mais je reviens vite vers mes premiers amours. Ma première grosse découverte littéraire à été David Eddings qui écrivait avec sa femme Leigh. Leur saga la Belgariade à bercé mon enfance et reste ma saga préférée à ce jour !

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? A quel moment est venu l’idée du nouveau parleur ?

J’ai commencé à écrire quand j’avais 15 ans. J’ai attendu la sortie d’un livre pendant des mois et, quand je l’ai enfin reçu, je l’ai dévoré dans la journée. J’ai apprécié ma lecture, mais ça ne m’a pas suffi, alors je me suis levé de mon canapé, je me suis installé sur mon ordinateur et j’ai écrit mes premières lignes. C’était le vendredi 13 avril 2007, un réel jour de chance pour moi ! J’ai commencé un premier roman que je n’ai jamais terminé parce que j’étais parti tête baissée sans préparer suffisamment l’histoire. J’ai préféré arrêter pour réfléchir et recommencer à neuf. C’est à ce moment là que j’ai eu les premières idées pour Le Nouveau Parleur.

Comment s’est déroulée la création du nouveau parleur ?

Quand j’ai commencé à écrire Le Nouveau Parleur, je débutais l’université et ça me prenait beaucoup de temps. J’ai passé parfois plusieurs mois sans écrire, mais l’idée de finir mon roman continuait à trotter au fond de ma tête. J’ai eu les idées pour les personnages, l’histoire et l’univers assez rapidement, mais par contre j’ai passé énormément de temps à retravailler le style. Ce premier roman m’a littéralement appris à écrire. Et comme je continuais les études et le travail à côté, c’est allé très lentement. Il s’est passé presque 8 ans entre le début de l’écriture du roman et sa publication !

Peux-tu nous parler de l’élaboration de la couverture ? As-tu participé à sa conception ?

J’ai toujours une idée très précise de ce que je veux pour la couverture de mes romans, par contre je n’ai aucun talent artistique ! J’ai donc engagé un graphiste qui a suivi mes instructions jusqu’à ce que je trouve le résultat satisfaisant. Et j’ai bien fait d’y consacrer autant de temps et d’argent, beaucoup de mes lecteurs et lectrices me disent apprécier la couverture !

As-tu tout de suite pensé à passer par l’autoédition ou as-tu envoyé ton livre en maisons d’édition ?

Au début, je ne connaissais même pas l’auto-édition. J’ai donc envoyé mon manuscrit à quelques grosses maisons d’édition et je me suis renseigné en attendant. Quelques écrivain(e)s que je connaissais se sont lancé(e)s en auto-édition et j’ai décidé de suivre leur trace. Aujourd’hui, j’apprécie énormément avoir mon indépendance et tout gérer moi-même. Si une maison d’édition, même très importante, venait me proposer un contrat aujourd’hui, je ne suis même pas sûr que j’accepterais.

Quels sont les avantages et inconvénients pour toi de l’autoédition ?

En auto-édition, on fait tout nous-mêmes : l’écriture, bien évidemment, mais aussi la correction, la mise en page, la publication, la distribution, la communication, la publicité etc… Ça nous donne parfois l’impression d’avoir trop de choses à faire et ça peut nous paraître long et difficile, mais à mon sens c’est surtout un avantage. On est complètement libre et indépendant. Il n’y a personne pour restreindre nos idées, nous forcer à correspondre à une ligne éditoriale ou à suivre un calendrier qui ne nous convient pas.

Le principal inconvénient pour moi, c’est la difficulté de se lancer et la mauvaise réputation de l’auto-édition. Trop de gens pensent encore qu’on se rabat sur l’auto-édition parce qu’on n’est pas assez bon pour être sélectionné en maison d’édition ou encore que l’auto-édition est moins professionnelle. C’est complètement faux. C’est un choix. Il y a des auteur(e)s qui quittent leur maison d’édition pour retrouver leur liberté. Vous trouverez peu d’auteur(e)s aussi motivés et rigoureux que les auto-édités.

T’es-tu inspiré de films, d’histoires, de musiques pour écrire le nouveau parleur ?

Alors non, aussi étrange que cela puisse paraître, mon inspiration ne me vient pas de ce que je vois autour de moi ! Aucun film ou musique ne m’a influencé pour Le Nouveau Parleur !


Comment se passe une séance d’écriture ? Comment t’organises-tu ?

J’écris toujours de chez moi et dans le calme. Je suis incapable d’être productif à l’extérieur ou s’il y a du bruit, même si c’est de la musique. Je suis plus productif le matin de bonne heure, mais j’écris dès que j’en ai la motivation et l’énergie, je n’ai pas vraiment d’horaires fixes. Je n’ai pas non plus de durée fixe pour une séance, ça peut très bien aller de 15min à 2h. Par contre je fais de courtes pauses régulièrement pour éviter à mon petit cerveau de surchauffer !

As-tu déjà eu des remarques marquantes de la part de tes lecteurs ? Qu’attends-tu en tant qu’auteur d’une chronique ou d’un avis ?

Très honnêtement, je ne m’attendais pas à des retours aussi enthousiastes de la part de mes lecteurs. De nombreuses chroniqueuses ont qualifié mon roman de coup de cœur, je reçois régulièrement des messages de gens qui me demandent quand je vais écrire la suite etc… et ça me fait énormément plaisir ! J’adore échanger avec mes lecteurs, c’est toujours agréable de recevoir l’avis de nouvelles personnes. Pour l’instant, les points positifs qui me reviennent le plus concernent les personnages et le style. Tout le monde dit que mon roman est bien écrit, qu’il est agréable à lire et que les personnages sont attachants. Et rien que ça, ça fait mon bonheur !En tant qu’auteur, j’attends d’un avis qu’il soit sincère et construit. C’est pour ça que je ne fixe jamais de limite de temps à mes chroniqueuses. Je préfère qu’elles mettent plusieurs mois à lire le livre et à rédiger leur article pour qu’il soit détaillé (quitte à récolter des points négatifs au passage !) plutôt qu’elles se forcent à faire une lecture express et qu’elles se contentent d’un « c’était super ».

Concernant Le Nouveau Parleur, as-tu déjà commencé à écrire la suite? Tu sais déjà précisément quelle sera la fin?

J’ai commencé la rédaction d’une nouvelle qui servira d’interlude entre le tome 1 et le tome 2 et ensuite j’enchaîne directement sur l’écriture du tome 2 ! Je sais déjà exactement comment toute la trilogie va se dérouler et se terminer. D’ailleurs, je crois que j’ai déjà l’épilogue du tome 3 rangé quelque part !


Tu as sorti un nouveau roman ce mois-ci, peux-tu nous en parler ?

Les Porteurs de Lames Saintes est sorti le 12 septembre 2020. C’est un roman de fantasy médiévale indépendant : il a une vraie fin et ne termine pas par un cliffhanger comme Le Nouveau Parleur. Il raconte l’histoire d’Elarinn, une jeune femme de 20 ans devenue orpheline quand son père se fait assassiner par la garde royale. Les soldats l’accusaient de détenir illégalement une Lame Sainte, une épée ensorcelée renfermant l’esprit d’un grand héros du passé, mais ils ne la trouvent pas. Elarinn, par contre, réussit à tomber dessus et se met en quête de vengeance avec la Lame Sainte de ses parents, mais, au lieu de renfermer l’âme d’un champion d’antan, l’épée contient l’esprit d’Ashga, un vieux mercenaire retors et libidineux.Le roman parle donc de quête de justice, mais également de quête d’identité (dans le caractère, au niveau relationnel, sexuel etc…). De nombreuses notions comme le féminisme, l’écologie, la politique ou la tolérance sont abordées en arrière plan du roman. Il y a également de l’aventure, du suspense, de l’émotion, de la trahison, un peu de magie et surtout beaucoup d’humour !

Ton deuxième roman donne envie. Tu traites de sujets forts. Le féminisme et l’écologie semblent des thèmes qui te tiennent à cœur?

J’essaie de traiter de sujets qui me tiennent à cœur dans mes romans. La tolérance de façon générale (qui inclut donc le féminisme, mais pas que) et l’écologie sont les deux principaux combats de notre ère à mon sens. Comme disait un humoriste (dont je ne me rappelle plus le nom, désolé) en parlant de l’intelligence artificielle : l’humanité n’a pas besoin de plus d’intelligence, elle a besoin de plus de cœur.

https://www.instagram.com/franckj.matthews/

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